vouz invite à 
SEMAINE de LGBT  P R I D E 

Barcelone 2003 

POUR L'ÉGALITÉ DÈS LA DIVERSITÉ
La différence n'est pas inégalité

Il y a 34 ans à New York, des transsexuels, des gays, des lesbiennes et des bisexuels se sont révoltés pour la première fois contre la police, qui n'arrêtait pas de faire des détentions en bars d’ambiance homosexuelle et d’en extorquer les propriétaires. Nous sommes réussis à obtenir le droit d'assemblée et nous avons progressivement étendu nos libertés, nous avons commencé à ne plus nous cacher et à dire à la société que nous voulons les mêmes droits que la majorité des citoyens. Depuis lors, 80 pays dans le monde ont légalisé l'homosexualité et 12 reconnaissent les couples du même sexe, mais tous les deux jours se produit un meurtre à cause de l’homophobie dans des places comme le Mexique et le Brésil; 70 pays encore poursuivent les gays et les lesbiennes et dans 9 pays la peine de mort leur est appliquée : Afghanistan, Arabie Saoudite, Tchetchenie, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Pakistan, Soudan et Yémen.

L’État du Vatican, allié avec les régimes catholiques et les intégristes islamiques, continue à faire le boycott à la présence de l'orientation sexuelle dans les Nations Unies. Dans notre pays, les évêques prêchent toujours l’homophobie, critiquent les décisions des Parlements autonomes reconnaissant les couples de fait et s’opposent à l'utilisation du préservatif contre le VIH/SIDA ; ils ne respectent même pas les décisions du Parlement Européen. Tandis que la hiérarchie catholique continue à endommager les droits de l'homme et à commettre des atrocités contre la santé publique, elle ne mérite pas l’appui de l'administration de l'État. Les personnes qui n’ont pas encore fait leur déclaration d’impôts, doivent indiquer leur contribution pour les ONGs et laisser en blanc la contribution pour l'Église Catholique.

Dans notre pays, malgré une loi de couples de fait limitée et l'appui de la majorité de l'opinion publique, nous ne sommes pas reconnus comme famille, ni avons les mêmes droits que le reste de la citoyenneté, comme le droit de nous marier. Chacun doit être capable d’organiser ses relations à plaisir, dans l'égalité de conditions, même ceux qui veulent choisir le mariage. Pour le moment nous ne sommes égaux que dans les taxes et les devoirs.

Quoique nous ayons obtenu des avances importantes, nous ne pouvons pas nier que la langue quotidienne est pleine d’injures et que montrer notre affectivité publiquement est toujours un défi. À cause de ça, nous célébrons le courage de tant de personnes qui ont fait publique leur homosexualité pendant les dernières années, des personnes qui ont aidé à montrer la diversité de la communauté de lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels. Les bénévoles des associations qui, dès l'anonymat, travaillent depuis beaucoup d'années pour nos droits et contre le VIH/SIDA méritent notre éloge et aussi notre reconnaissance.

Nous voulons un avenir où aucune personne ne soit discriminée à cause de son ethnie, handicap, origine culturelle ou nationale, maladie, religion, langue, sexe, genre ou orientation sexuelle. Dès la diversité nous voulons l'égalité, parce qu'être différent ne doit impliquer être inégal dans les droits. Nous croyons en une société qui respecte les affinités des collectifs et les différences des individus: il n'y a pas de norme autre que la pluralité.

NOUS DEMANDONS une éducation égalitaire, qui ne discrimine pas la diversité sexuelle. Dans l'école il faut éduquer dans le respect à la différence et éviter la marginalisation des jeunes lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels. Il est dont le temps que nos universités incluent la réalité des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels dans l'enseignement et dans la recherche avec une totale normalité. Il est le temps que les associations professionnelles incluent dans leur formation la diversité sexuelle, quelque chose que plusieurs d’entre elles ne font pas encore.

NOUS PROPOSONS aux syndicats et aux entrepreneurs la pleine égalité de droits pour les couples du même sexe et les mariages, nous voulons voir cette égalité reflétée dans chacune des conventions collectives, nous voulons que dans le monde du travail il n'y ait aucune discrimination à cause de l'orientation sexuelle ou le genre.

NOUS DEMANDONS toujours le respect pour les gays et les lesbiennes affectées pour le VIH/SIDA, parce qu'ils supportent une double oppression et nous dénonçons énergiquement les difficultés de réadaptation au travail des personnes séropositives. Au moment où elles gagnent une meilleure qualité de vie, elles rencontrent une véritable mort civile. La lutte contre le VIH/SIDA N’EST PAS ENCORE FINIE, plutôt au contraire, le succès partiel des nouvelles médications ne doit pas nous faire oublier les durs effets secondaires de celles-ci ou la gravité de la maladie. Le 18 % des gais de Barcelona sont séropositifs. Plus de ressources, plus de solidarité et plus d'engagement de la part de tous sont nécessaires, que ce soient des entreprises, des institutions ou des personnes, pour gagner cette bataille et ne pas baisser la garde.

NOUS INQUIÈTE la situation des homosexuels âgés, une génération qui a vécu la pire répression franquiste, victime facile de la délinquance et condamné à une situation difficile dans les maisons de retraite. Nous comprenons que l'aide domiciliaire doit être l'option à laquelle les administrations publiques donnent la priorité. Et, donc, NOUS REVENDIQUONS la réhabilitation des personnes poursuivies selon l'ancienne Loi de Danger Social et nous voulons pour elles les mêmes pensions et compensations qui ont reçu les anciens prisonniers politiques de la dictature.

LES FAMILLES HOMOPARENTALES sont aujourd'hui un défi et revendiquent l'appui de la société et l'identification des institutions. Une loi d'adoption et autorité parentale partagée: la maternité et la paternité sont quelque chose en plus qu'un fait biologique limité à l’hétérosexualité. Afin qu’elles soient réelles dans leur fonction, elles doivent inclure un désir d'être mère ou père ; c'est ce désir ce qui fait mère d’une femme et père d'un homme, à la marge de l'orientation sexuelle. En plus, nous voulons pour nos enfants le même traitement que le reste d'enfants reçoit. Les couples lesbiennes, gays, transsexuelles et bisexuelles doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs que les mariages, parmi les plus urgents ceux d'adoption d’enfants et la nationalisation du partenaire étranger.

LES PERSONNES TRANSSEXUELLES subissent plus de discriminations que personne, spécialement dans le travail, et aussi dans l'aide sanitaire et psychologique qu’elles reçoivent pendant les opérations de réassignation génitale. Il est, donc, nécessaire que les groupes de transsexuels soient considérés comme des interlocuteurs et que l'on les écoute avant de l'approbation de n'importe quelle loi qui pourrait les affecter.

Les droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels sont simplement des droits de l'homme, à cause de cela même, nous les célébrons ensemble avec la société entière. Il reste grand chose à faire et nous sentons une vraie fierté de tout ce que nous avons gagné. Parce que nous aimons et nous nous aimons, nous voulons l'égalité dès la diversité.

Barcelona, juin 2003


Vendredi, 27 juin 2003

Xarxa per l’Orgull

ASSOCIATIONS FAIR
c/ Enric Granados, entre Diputació et Consell de Cent
12:00 a 21:00


Xarxa per l’Orgull
MANI-FESTA-TION
c/ Enric Granados avec Diputació
19:00

Xarxa per l’Orgull
FIESTA
c/ Enric Granados, entre Diputació et Consell de Cent
21:00 a 1:00

Xarxa per l'Orgull
28j@cogailes.org